Michel BLAZY

Michel BLAZY a créé un univers onirique et ludique, où le vivant et le périssable côtoient le bâti dans un processus constant de mutation des formes où l’absurde, le rire et le décalage ne sont jamais loin. Sculpteur du vivant, il donne naissance à un art animé et mouvant, par une écriture de l’étrange et de la surprise faisant appel à des matières vivantes et organiques comme le matériau brut de son univers. Ses constructions s’apparentent à des équilibres momentanés, au cours desquels des matières diverses se rencontrent et cohabitent, le temps de l’alchimie.

Michel BLAZY fait sienne une esthétique de l’instant et de l’éphémère ; ses constructions se décomposent et se recomposent tour à tour, en un cycle organique. Ses propositions viennent s’inscrire dans l’existant et s’y fondre par métamorphoses successives, quittant la permanence usuelle du sculptural pour adopter un autre mode d’existence : mutation constante et fusion avec le vivant.

Djamel KOKÈNE-DORLÉANS

Inscrit dans un mouvement permanent de transformation, le travail qu’entreprend Djamel KOKÈNE-DORLÉANS, plus que la concrétisation d’une intention, est de l’ordre de l’association d’idées. Eparses et apparemment éloignées les unes des autres, ses propositions se succèdent par « occasion », dont le lieu d’apparition devient un temps de formulation plutôt que l’aboutissement d’un travail. C’est le lieu d’énonciation, son contexte, et la posture qu’il induit qui prédomine sur la proposition elle-même, en un geste qui intègre le processus et la rencontre comme son centre de gravité.
Djamel KOKÈNE-DORLÉANS explore les tensions entre différents modes de représentation, à partir de formes et de structures préexistantes sous le régime du détournement, de la suggestion d’usages potentiels. Son travail s’apparente ainsi à une interprétation de l’existant comme vaste champ des possibles, qu’il désigne et active à chacun de ses gestes. L’oeuvre de Djamel KOKÈNE-DORLÉANS participe d’une extension du domaine artistique hors de ses limites usuelles avec des dispositifs d’exposition comme « Laplateforme », d’enseignement comme « l’École mobile » ou encore d’édition comme « Checkpoint », une revue d’art et des pensées contemporaines trilingue (arabe/ anglais/français), autant de cadres « d’actions et intersubjectifs » qui forment aussi son univers.